Un plaidoyer pour la nature calédonienne

Le réalisateur Alan Nogues vient juste de terminer son cinquième documentaire. Il sera diffusé mardi soir, à 20 heures, sur NC 1ère.

Par Aude Perron

Il s’intitule Terre de métal, mais ce n’est pas un autre film sur le nickel. Le nouveau documentaire d’Alan Nogues se veut plutôt un plaidoyer pour la biodiversité calédonienne et en particulier pour le maquis minier. S’il s’est fait reprocher de ne pas être assez militant ou incisif dans son œuvre, Alan Nogues se défend : « Je n’ai pas voulu enfermer le spectateur dans un discours. Malgré tout, c’est un film assez pessimiste car cette nature est vouée à être détruite. »

Faune et flore sublimées

Dans ce film, à la fois historique et scientifique, se succèdent chronologiquement plusieurs personnages ou époques : le botaniste Benjamin Balansa, les mineurs de la fièvre du nickel, l’ethnographe Fritz Sarasin, l’écrivain Jean Mariotti, l’homme d’affaires John Higginson. « Je ne voulais pas commencer avec Jules Garnier : pour moi, il est mineur dans l’histoire. » Tous ont en commun d’avoir eu un rapport avec cette terre de métal qu’est le Caillou : à travers leurs recherches scientifiques, leurs écrits ou leurs fouilles. En voix off, leur récit. A l’image : la faune et la flore du maquis, sublimées à l’envi, avec çà et là, quelques reconstitutions. Des images tournées à Tiébaghi (Koumac), à Bogota (Canala), sur le Kopéto (Poya), au mont Humboldt ou au parc de la rivière Bleue. Ce film emboîte le pas à L’Île Continent, datant de 2013, qui lui avait donné l’envie de travailler sur le maquis minier. Terre de métal est le deuxième épisode d’une trilogie, dont le dernier tome est prévu en 2019.

Terre de métal, mardi 10 mai à 20 heures sur NC1ère.

Photo : DR

Un plaidoyer pour la nature calédonienne, Les Nouvelles Calédoniennes, 6 mai 2016.

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