Un raz-de-marée d’artistes va déferler

Ce sont plus de 800 artistes et 2000 spectateurs qu’attendent les différentes communes qui accueilleront le Festival des arts mélanésiens, en septembre prochain. Les élus se préparent.

Par Aude Perron

Dans moins de 6 mois, Koné sera noire de monde. Et ce n’est pas seulement en raison du projet du Nord qui aura déjà accueilli ses premiers contingents de travailleurs asiatiques destinés à assembler les modules de l’usine. Pendant trois jours, soit du 12 au 14 septembre, la commune sera l’hôte du Festival des arts mélanésiens. Si le festival ouvre à Koné, « c’est parce que c’est l’endroit où les enjeux nouveaux sont les plus lisibles », fait remarquer Emmanuel Kasarhérou, directeur de l’ADCK-centre culturel Tjibaou.

Ainsi, pas moins de 800 festivaliers venus de toute la Mélanésie sont attendus et c’est sans compter les 2000 spectateurs pour les regarder ! « On veut présenter une Mélanésie moderne et dynamique », dit Marie-Claude Tjibaou, présidente du comité organisateur du Festival des arts mélanésiens (COFAM) ainsi que de l’Agence de développement culturel Kanak (ADCK).

Devant cet afflux de personnes, qui, après Koné, se déplaceront à travers le territoire jusqu’au 24 septembre, il faut se concerter et s’organiser. C’est notamment pourquoi s’est tenue jeudi dernier une rencontre entre l’Association des maires de Nouvelle-Calédonie et le COFAM. Car comme le rappelle Daniel Fisdiepas, maire de Hienghène et président de l’Association des maires de Nouvelle-Calédonie, « les communes sont le moteur de ce festival. Et ce n’est pas parce que la notre ne reçoit pas le festival qu’il ne faut pas mettre l’épaule à la roue. »

Se servant de ces indispensables relais, les organisateurs lancent un appel à participation aux artistes de Nouvelle-Calédonie pour qu’ils préparent des stands d’exposition ou des démonstrations de pratiques artisanales. Mais les communes auront d’autres défis à relever et non les moindre, il faut nourrir et loger les festivaliers. Connue pour sa pénurie de logement, Koné a trouvé une solution : les festivaliers seront logés à l’internat, disponible en raison des vacances scolaires qui ont été décalées pour l’occasion. 

La question de la sécurité devra également être prise en charge par les communes : « Il faut que les gens se sentent en sécurité, dit Daniel Fisdiepas. C’est à nous, les élus, de faire en sorte qu’ils se sentent bien. C’est notre responsabilité. »

Une cette prise en charge qui se fera sans compter sur les poches des spectateurs car l’entrée au festival sera gratuite. « C’est un festival basé sur le don », rappelle Emmanuel Kasarhérou, ajoutant que les artistes ne sont pas non plus rémunérés.

Photo : A. P.

Un raz-de-marée d’artistes va déferler, Les Nouvelles Calédoniennes, 9 avril 2010.

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