Une mise à jour nécessaire

Mardi soir, élus et acteurs du milieu ont donné le coup d’envoi des Ateliers du tourisme. Une réflexion sur les prochains mois qui fera le bilan du dernier plan de développement touristique et débouchera sur une politique commune.

Par Aude Perron

Etat, gouvernement, provinces, GIE, professionnels du secteur : ils étaient nombreux mardi soir, réunis dans l’auditorium de la province Sud, pour lancer les Ateliers du tourisme. Objectif : faire un bilan du Plan de Développement Touristique, né en 2005 dans la foulée des assises du tourisme organisées un an plus tôt. Puis, dans un deuxième temps, élaborer une politique touristique commune.

Rééquilibrage. L’ensemble de la démarche de réflexion débutera réellement lundi, avec notamment trois sessions d’ateliers techniques et politiques.

Six semaines qui doivent réunir chaque soir, entre 20 et 40 acteurs du milieu, selon neuf thématiques de travail : activités, desserte aérienne, hébergement, formation, commercialisation, pour ne nommer que celles-là. Un bilan et une synthèse des recommandations seront rédigés entre mars et avril, pour une restitution des travaux en mai.

Le tourisme est un secteur « qui compte plus de 5 500 salariés et génère 25 milliards de valeur ajoutée. Il offre de nombreux avantages, a rappelé le président du gouvernement, Philippe Germain. L’activité touristique est, avec l’agriculture, l’un des tout premiers leviers du rééquilibrage économique de l’intérieur et des îles. »

S’inscrivant dans cette optique, la défiscalisation de deux petites structures hôtelières, d’une trentaine de clés chacune, a justement été validée, le matin même : l’une à Koné et l’autre à Koumac. La défiscalisation du futur Hilton de Lifou, à Mou, un projet de 3,4 milliards de francs, est également en bonne voie. « D’ici un mois, la convention avec le groupe Hilton sera passée, confirme Mathias Waneux, élu de la province des Îles. Si tout va bien, le premier coup de pioche sera donné l’an prochain pour une ouverture en 2018. »

Pistes. Si un bilan des dix dernières années doit être tiré, tout le monde a déjà sa petite idée sur des actions à poser : améliorer la desserte maritime et aérienne vers les îles, développer le tourisme de niche (sport, haut de gamme), tirer un meilleur parti des croisiéristes qui dépensent deux fois plus au Vanuatu qu’ici, etc.

« Nous avons perdu du temps, regrette Jennifer Lee, directrice commerciale régionale du groupe Starwood. Un plan doit être révisé chaque année. » Avec les récents contrats de destination sur l’Australie et la Nouvelle-Zélande, les choses bougent dans le bon sens, mais il reste du travail. « Nous avons des atouts et des richesses, mais nous devons mieux les exploiter. Soyons plus ambitieux! »

Photo : Archives LNC

Une mise à jour nécessaire, Les Nouvelles Calédoniennes, 12 novembre 2015.

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