Mercredi dernier, au collège de Koné, les élèves du CAP AFAT ont préparé une soirée au goût polynésien, à laquelle une soixantaine de convives étaient attendus. Petit tour dans les cuisines à quelques heures du coup de feu.
Par Aude Perron
Il fait rudement chaud dans les cuisines du restaurant d’application de l’ALP, au collège de Koné. Mais, à tout juste deux heures de l’arrivée des premiers convives, les élèves du CAP AFAT (Activités Familiales, Artisanales et Touristiques) semblent calmes : la purée de patate douce est bien assaisonnée, les rochers à la coco, encore chauds, sont dorées à souhait et les assiettes sont prêtes à être dressées. Et le chef-cuisinier et enseignant, Etienne Barbier, à l’œil duquel rien n’échappe, parait satisfait.
La dizaine d’élèves qu’il coache prépare une des deux seules soirées de l’année où ils se confrontent à la réalité du terrain et surtout, reçoivent un aussi grand nombre de personnes. Mais c’est une formule connue dans le coin et qui marche car la soixantaine de places s’est envolée comme des pains chauds. « Le restaurant d’application, c’est le fer de lance de l’ALP », dit Steeve Chardon, de l’ALP.
Au menu de cette soirée polynésienne : entrée de salade de poisson, salade de papaye et salade de pamplemousse et surimi de crabe, suivi d’un curry de poulet avec légumes hawaïen et purée de patate douce, et pour finir, une trilogie de desserts dont les fameux rochers qui fleuraient bon la noix de coco. Le tout pour 3500 francs, cocktail de bienvenue et bouteille de vin pour quatre compris.
« Les filles sont nerveuses, mais cela les valorise », confie Vanessa Dhures, enseignante et responsable service et commercialisation, affairée à superviser la décoration de la salle à manger. En effet, entre ces élèves et l’école, cela n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Steeve Chardon le confirme : le CAP AFAT réunit dix-huit filles et garçons de 16 à 18 ans « qui ont des lacunes scolaires et des problèmes de comportement ». Ce CAP généraliste, dont la majorité des cours est dédiée à la restauration (le reste à des cours de repassage, jardinage, ménage, entretien des locaux) leur permet de toucher à un peu de tout avant de se diriger vers un CAP spécialisé.
Mais avant cela, les étudiants auront l’occasion de se faire la main de nouveau, à l’occasion de la deuxième soirée de l’année au restaurant d’application, prévue le 13 octobre prochain, dans le cadre de la Semaine du goût.
Photo : A. P.
Coup de feu au resto d’application, Les Nouvelles Calédoniennes, 31 juillet 2010.

